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Pourquoi faut-il que le temps s'habille de culotte
courte quand je suis avectoi ? Pour jouer dans
le carré du sablier
ou pour oublier les manches trop longues des
heures sans nous?
Linda
Dis-moi, pourquoi retrousse le haut de mes pantalons
?
Francis
J'ai
reçu le calendrier ce matin et j'ai lu
et relu et encore maintenant sans me lasser...
Impossible de t'écrire à quel point
tu me soulèves... Comment un ciel d'orage
pourrait-il rivaliser avec les frissons que tu
fais naître ?
«T'écrire
l'amour... c'est jeter l'encre au large de la
grande mer, hisser au mot le plus haut de folles
propositions à peine voilées et
sentir ton souffle, en complément, s'arrimer
à mes pensées.»
T'écrire l'amour...
c'est t'apostropher délicatement au passage,
pour mieux souligner ta présence. Conjuguer
avec l'absence de ton complément direct
ou de ton humble sujet. Tourner la page de ton
passé pour t'offrir, en présent,
le meilleur à venir...
Lire
l'amour... c'est défier le couvre-phrase,
à la tombée de l'écran. Lancer
mes yeux en cavale sur la piste encore brûlante
de tes pensées. Sans avis de recherche,
te trouver... sans jamais t'avoir perdu de lu.
Lire
l'amour... c'est te suivre mot à mot, sur
la pointe des doigts, en soupirant discrètement,
pour te surprendre, en flagrant d'écrit,
allongé sur une page déjà
plus très vierge...
T'écrire l'amour...
c'est faire un saut (de page) à ton adresse
(électronique), où parfois tu passes,
sur la pointe des doigts, sans y habiter. Murmurer
à tes yeux les plus folles propositions.
Réserver une chambre capitonnée
et commander une camisole pour deux...
T'écrire l'amour...
c'est ne connaître de ta main que les mots
qu'elle déverse sur mon écran pour
caresser mon esprit. Fixer la lumière pour
y voir apparaître l'ombre de tes mots. Te
découvrir du bout des doigts, un peu plus,
à chacun de nos rendez-vous clandestins...
Son image préférée
du calendrier 2001 est «t'allonger».
Elle commande l'affiche laminée et «dédicacée»...
Lisez (ci-dessous) à quel point la source
cachée de mes mots abreuve son inaltérable
curiosité...
Lire
l'amour... c'est décrocher les rideaux
pour une simple dédicace, habilement jetée
sur les volets déjà trop grands
ouverts de ma curiosité. Tu veux bien m'apprendre
l'abc de la dédicace? La dernière
en exemple... svp svp svp
Comme je fais le sourd d'il
et le muet de la main... même si elle est
très polie et plutôt gentille (jusqu'à
maintenant).
La
dédicace ou Je... J'assiège ton
courriel jusqu'à ce qu'il rende ligne.
Torture ta boîte voclae jusqu'à ce
qu'elle en perde la voix. Soudoie ton fax pour
qu'il n'imprime que mon caractère.
D'une
anonyme qui vous veut plus que du bien. xxx
(P.S. SVP SVP SVP )
Anonyme mon il! Sa politesse
la trahit... (SVP SVP SVP)
T'écrire l'amour... c'est te regarder défiler
en petites lettres tenues devant mes yeux ravis...
en tentant, vainement, de maîtriser cet
irrésistible désir de mes mots à
entrelacer les tiens. T'imaginer nu-doigt, tes
ongles dansant langoureusement sur ma peau mouvante...
Lire
l'amour... c'est glisser mes yeux sous ta couverture.
Effleurer tes lignes, une à une, d'un il
indiscret. Être touché par tes mots.
Dans le silence d'un lit, ivre mais jamais en
vain, ne plus en dormir...
T'écrire l'amour...
c'est t'inviter à jouer aux D, à croiser
les P et à prendre le T, en négociant
le point G... Tandis que sous les A, les O et le
bureau, nos mains se donnent des L et caressent
le clavier pour se toucher. Je t'... M.
Lire
l'amour... c'est en visualiser l'ABC sur papier.
Tasser les D. Ranger les P. Aspirer un A, entre
deux O, pour échouer sur le Q, bouche B.
(le T refroidit) Reporter XYZ. Et finalement,
CD au point G. Je t'M aussi... BB !
Je
jardinant cette nuit «Les Chatteries»,
j'ai cueilli celle-ci... Elle m'a accrochée
un sourire aux lèvres tant elle est belle.
Si tu as le sourire... dépose-la dans le
vase au coin de tes lèvres.
Je suis si bien (allongé)
dans tes pensées. Une main courante, trotteuse
au poignet, aiguilles aux doigts, nous file une
trop courte pointe de temps. Une main courante,
trotteuse au poignet, galope à l'ombre d'un
volet de ta blouse entrouverte. Une main courante,
salue au passage l'oiseau qui palpite sous ta cage
et bat plus fort des valves lorsque la bise en soulève
les parois... De lune à l'aube, sans bruit
ma nuit s'écrie.
J'ai
eu vent, anonymement bien sûr, que la couverture
nuageuse de Jonquière n'attendait que toi
pour être soulevée. Toujours selon
ma source (anonyme), il paraît que les nuages
sont la lingerie fine du ciel... Si c'est vrai,
après ton passage, le ciel sera quitte
pour se rhabiller... ou tomber des nues.
Bon
Salon
Un
ciel averti en vaut-il sept ?
Après
- ce qui lui semble - une éternité...
l'affiche «T'allonger» lui parvient
finalement... ENFIN! Elle déshabille sans
préambule le précieux colis (devant
l'il tout aussi excité de la postière),
à la recherche de cette mystérieuse
dédicace qu'elle a anonymement (et vainement,
faut-il le souligner) tenté de me soutirer
: «une invitation à s'allonger...
». Voici ses impressions, ou plutôt
ses expressions:
C'est
une invitation à un tremblement de feuilles
par un soir de mille et une nuits... Une invitation
au vernissage de l'arbre peint par tes yeux...
Une invitation à sabrer la campagne, coupe
aux lèvres, à l'ouverture d'un concerto
pour sous-bois et hauts vents... Une invitation
au baptême de l'air d'une feuille, en chute
libre, qui rougit à voir le sol lui tendre
les bras...
Merci,
merci, merci... (mille et une fois).
Lire l'amour... c'est craquer
pour un lit de feuilles froissées éparpillées
sur le sol par un vent curieux, sous le regard
distrait du soleil, épuisé, qui
se demande, comme tous les soirs : À quel
rayon sont les rêves?
Lire l'amour... c'est m'allonger
sur tes lignes, comme le soleil s'étire
sur l'horizon, lorsque le jour cligne de l'il
et que sa main tombante renverse l'encrier de
la nuit sur un ciel qui plie lentement l'échine
Lire
l'amour... c'est défaire les amarres du
lit oral, plonger sous les draps bleus, m'agripper
à ton oreiller, échouer (en nage)
sur l'île de tes rêves, ramer à
contre-courant pour saborder l'aube, et dans les
profondeurs de la nuit, mouiller l'encre avec
toi...
T'écrire l'amour...
c'est hisser tes voyelles, souffler sur ta plume
à la dérive, qui tourbillonne sur
des rames de papier, jusqu'à ce que la
nuit pointe et que l'encre s'y noie... Effacer,
délicatement, la ligne d'horizon avec l'ombre
de ta paupière et engloutir la vague à
ton il.
Lire
l'amour... c'est attendre patiemment que tu m'offres
la une pour devenir une étoile et me faire
enlever, seulement, pour qu'une nuit tu décroches
la lune et la propose en échange. Une lune
contre une étoile.
«Je t'offre un ballon.
Un ballon pour à la gravité... échapper.
Droit au ciel... grimper. Au quai des nuages...
accoster. Sur la pluie... marcher. Et puis, un
matin, de la petite nacelle, couper les ficelles,
qui aux étoiles reliées, les empêchent
de filer... » (extrait de «Je
t'offre un ballon»)
J'aimerais fermer mes yeux
(une dernière fois) sur cette image et
ces mots avant de m... envoler.
J'y
veillerai...
Je te décrocherai quelques
étoiles et leur poussière retombera
sur mes paupières closes...
Tu
les allumes déjà... et le soir,
tu les fais miennes, quand je marche sous ailes,
elles m'appartiennent (grâce à toi)...
(Au plus haut des cieux)
(à cet instant précis...
mon ordinateur plante)
Ai-je trébuché
sur un fil d'étoile?
Tendu
entre deux...
Je devrais donc en voir tourner
quelques-unes...
Tu
les vois?
Dans l'espace gravitationnel
de ma tête qui tourne.
Un
aimant amant d'étoiles.Un chasseur de pointe.
Un «caresseur»
de pointe.
Qu'ont-elles
de plus que le centre?
En fait, je préfère
les pointes du centre...
Belle
combinaison.... spécial!
Spatiale! Anti-isolante (presqu'insolente)...
Une combinaison gagnante, pour deux, avec petites
ouvertures stratégiques et boutons pression
rétractiles...
Tu
te charges de l'O2, j'apporte les lèvres...
Je te prends en navette?
Je
ne manquerai pas de faire de la navette-stop!
Prête pour une
nouvelle position... les deux, la tête en
bas?
Qui
s'envoient en l'air?
Qui posent leurs pieds
en l'air.
Très
aérien
Plutôt spacial
en effet. Oh! test.
Et
la mer de l'air?
C'est pluton problème.
Mars
si beaucoup.Bien Vénus. Météor
sujet
OUF! les trois finalement...Jupiter!
Saturne
pas rond?
J'allune pas si vite!
Je
suis en panne sèche. Je te cède
le dernier astre
Ce n'est pas nécessairement
un cratère de réussite...
Tu
arrives à implanter la voie lactée
entière dans un sourire.
Presque à banaliser
la gravité...
T'écrire l'amour...
c'est tendre l'oreille à tes silences,
que seul le bruit sourd du tambour de ta poitrine
vient rompre... et greffer mes mots à la
musique de ton cur.
Cours
de poésie 101 (réaction
de Linda au commentaire de X).
La
poésie rejoint essentiellement la sensibilité
des gens. On ne peut être touché
qu'à demi ou partiellement, contrairement
au verre, le vers, lui, n'est jamais à
moitié plein ou à moitié
vide. Dès l'instant où les mots
touchent, ils font une cour effrénée
au lecteur. À moins, on ne s'y attarde
pas. À moins, la poésie n'est rien.
Si les textes des PDN touchent tant de gens, c'est
qu'ils chuchotent à leur oreillette. Peut-on
être plus intimiste qu'en écrivant
ou en lisant l'amour? Faut-il toujours que la
poésie soit lourde? Ne peut-elle pas voler?
Les PDN ouvrent l'écrin de la poésie
et l'offrent... D'autres, la déposent en
vase clos pour des yeux d'initiés seulement.
Les PDN cultivent une sensibilité à
fleur de mots que les lecteurs cueillent à
fleur de peau...
T'écrire l'amour...
c'est allumer la ligne qui court vers ton cur
pour l'embraser, dans un grand éclat d'écrire!
Te toucher, du bout des mots, sans but (avouable)
ni fin.
T'écrire l'amour...
c'est bénir ton surnom, «chatter»
tes louanges et baiser les pieds de tes lettres.
Déposer à tes mains ce bouquet de
proses avec pour seule mention : «Je t'...
M».
Lire
l'amour... c'est appeler ma tête à
la rescousse de mon cur et mes doigts en
remplacement des tiens, pour vivre une histoire
d'amour sans faute et oublier... que tu la racontes,
lorsque ta main est disponible pour le faire.
Lire
l'amour... c'est traverser tes pensées,
en solitaire. Revivre, mon pirate, la quête
éperdue de tes trésors d'amour.
Lire et relire tes promesses d'ivresse, en sirotant
l'encre de tes mots. Et sentir, la marée
remonter jusqu'à mes yeux.
Il était une fois...
un crapaud, qui passait ses journées à
rêver de se faire embrasser par une jolie
princesse. Les princesses ne couraient pas les
marais... Et plus rare encore, était celle
qui accepterait d'embrasser un crapaud de son
espèce! Ainsi, lorsque l'une d'elle, un
soir, s'endormit près de l'étang,
le crapaud (qu'il était encore) en profita
pour effleurer ses lèvres des siennes...
POUF ! Ce qui devait arriver arriva... Et la rose
princesse se transforma en verte grenouille. Ils
vécurent heureux et firent beaucoup de
petits têtards.
Après
une fin de nuit sous le signe de toutes les marées,
après le levée du rideau de dentelle...
Je voudrais m'éveiller, la pointe de ton
jour au ventre de ma nuit. À l'aube de
rein du tout... je voudrais, qu'un drap blanc
s'étire pour te dévoiler la chute
des miens. Je voudrais t'offrir une douzaine d'étoiles
en devenir, non écloses... et les couver
pour toi. Je voudrais prendre, aux doigts du vent,
la couleur du ciel, en tapisser mes yeux... pour
te ressembler un peu. Je voudrais, juste avant
le sommeil, lire ta dernière pensée...
pour t'accompagner dans tous tes rêves.
Je voudrais te souhaiter tout ce que tu m'apportes...
et un très joyeux Noël, mon amour.
Sans fin.
Où va un «Pelleteur
de nuages» en vacances? Sous un ciel sans
nuage. Que fait un «Pelleteur de nuages»
en vacances? Il ne rêve plus...
(Histoire
à dormir de vous...) Comme un ange en congé
d'elle, le pelleteur remise sa pelle. Délaisse
une cour de nuages pour un carré de plage.
Devient pêcheur de lunes... S'installe à
2 doigts d'une grande ours, qui trouve fort difficille
l'hibernation sous les trop pique. Après
les gravités d'usages, il fixe l'appât
à l'âme-sur et lance sa ligne
eau de là de celle de l'horizon. Elle caresse
au passage l'échine de la nuit. Fait mouche.
La mer de la tranquilité s'agite soudainement
de quelques vagues frissons. De la prise, rien
n'est moins sûr. Une imprudente petite lunatique
étire une maille de son bas filet sur son
hameçon. Trop petite, il la rejette au
monde, désirant la suivante pleine. Celle
qui habite ses songes et titille ses rêves...
Il
y a autant de nuits dans une heure de vacance,
que de jours dans une minute de silence. Après
une nuit bien remplie... Fautes de Lunes, il y
aura de l'étoile au menu. Tout le monde
au lit, le repos est servi.
C'est décidé...
je pars en vacances plus souvent! Et (avec ce
qui suit) je m'invente deux ou trois anniversaires
de plus chaque année. J'accepte tous les
cadeaux mais je refuse de vieillir de trois ou
quatre ans en un...
Pour
ta fête, j'aimerais...
Faire des confettis avec mes lettres pour qu'il
neige des pétales de proses à la
fenêtre de tes yeux.
Mon index dessine à
la pointe de l'ongle, sur une fenêtre sans
verre, tes mots. Mes doigts d'auteur cueillent
au passage tes proses que lui livre le ciel. Ma
main, un peu gauche, valse avec tes mots mobiles.
Ensemble, ils s'étourdissent, virevoltent
et tempêtent sur un air que siffle le vent.
Puis, épuisés, ils s'allongent au
SOL sur le DO, à nos pieds, sur le premier
lit de feuilles à leur portée...
Changer
le vent en murmure pour qu'il s'attarde à
tes soupirs.
Nos corps aimants s'attirent.
Dans l'antichambre de l'amour, nos peaux apprivoisent
leur odeur avant d'échanger leurs humeurs.
Entre elles, les témoins attardés,
quelques molécules d'air enivrées
par le mariage de nos parfums, trébuchent
vers la sortie. L'embrasure rétrécit
lorsque, très lentement, nos deux corps
se confondent en d'autre chose que des excuses...
Tenir
à la renverse ton âme pour m'enivrer,
comme sous un jour d'averse de mer, sans parapluie.
Laisse-moi STP... retracer
de mes doigts tes lignes pour perdre tête
mais jamais mains. Enjamber tes courbes, chevaucher
ta croupe ondulante, agrippé à ta
crinière. Trébucher sur la chute
de tes reins pour amerrir sur ton dos cambré.
Boire à tes lèvres, la grande marée,
par un soir de lune pleine. Ne pas retrouver mon
souffle avant de sonder tes profondeurs et couler
sous ta surface...
Nager
jusqu'à la Lune pour tracer sur ses plages
les mots... «Je t'aime».
Laisse-moi... franchir l'espace
(qui nous sépare). Surmonter la gravité
juste pour planter ma tête sur ton sein
et traverser le reste de nos vies en me laissant
bercer par tes inspirations...
Merci
d'être né subitement à ma
vie...
Bien venue au monde.
Le
sommet des âmes poétiques, samedi
21 avril 2001 à Joliette. Aucun gratte
du corps ne m'empêchera de piquer à
vos lèvres la prose de vos yeux. Aucun
couvre-feu ne limitera dans son lit le ruisseau
de vos mots. Même sous une fouille à
nue, j'aurai l'audace de porter à dos couvert
vos doigts d'auteur. En cas d'arrestation, je
vous demanderai en caution... Une main nue festoyante
Incorpsrigible.
Je te savais présente
à mon dernier spectacle sans y être
mais, je ne pouvais m'empêcher de t'y chercher...
Alors, je plongeais impudiquement mon regard dans
les yeux de chacune de ces femmes attablées
devant mes mots, espérant te reconnaître
en l'une d'elle. Un peu comme si, je passais pour
la première fois sur une rue et tentait de
deviner, juste à regarder la façade
des maisons, celle dont je hantais la chambre à
coucher... en fantôme d'amour sous ta couverture.
Comme tu dis si bien : « Laisse les étoiles
allumées, je rentrerai tard ce soir ».
J'avais
dessiné sur la peau de l'arbre, dans un
cur « LL aime FP ». À
chaque battement de terre, les hanches de l'arbre
s'arrondissaient. Et l'AIME grandissait entre
ses lettres. Au gré des nids, sa nuque
se tendait vers le ciel et l'AIME grandissait
entre ses lettres. Quand sa tête eu rejoint
la pensée des étoiles, il perdit
pied et racines. Sous les dents de la scie, il
devint chair à papier pour écrivain.
Ce matin, je déballe
le livre que tu m'as offert. En première
page, dans un cur dessiné, les lettres
: « FP aime LL ». L'écrivain
avait écrit sous la peau de l'arbre miroir
de mes mots, sa prose. Et je continue à
faire grandir les mots... je t'AIME.
Deux
curs se chevauchent pour battre ensemble la
démesure de leur amour... jusqu'à
ce que leurs souffles, du galop au trot, pas à
pas, s'essoufflent... que leurs soupirs, en duo,
s'épuisent... que mêmes leurs silences
ne deviennent plus qu'un... Alors, sous le saule
qui depuis sourit, les amoureux échangent
leurs initiales et se donnent rendez-vous, pour
toujours, à cette adresse : au cur
de l'arbre, près de l'AIME qui grandit...
Tu pourrais me demander de... Convaincre le ciel
de rebrousser Terre. Compter à rebours les
moutons pour garder éveillé les sens
à l'abri (réfugiés peaulitiques).
Gronder le tonnerre parce qu'il moucharde l'éclair.
Substituer ma tête à celle de ton lit.
Préméditer le vol du siècle,
en duo avec toi, à mots armés et à
ailes ouvertes. Chaparder l'heure avancée
pour l'éterniser à tes côtés.
Rendre fou un caméléon sur une veste
à carreaux. Mais, il m'est impossible de...
Ne penser à toi qu'à tous les deux
battements de cur.
Pourrais-tu aussi...
Heuuuuu (ça ne s'écrit pas) :-)
Il
n'y a pas que les mots d'amour pour parler de
l'amour. Il y a aussi le rire qui sucre le bonheur
d'aimer.
Et le silence des "entre-proses"
où éclatent les "foupirs".
Continuez
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